
Le patriarche Valère Epée (souvent surnommé Ebélé Weï, le « Convocateur du soleil ») est une figure emblématique de la culture camerounaise, particulièrement respecté en tant que gardien des traditions du peuple Sawa Voici ce qu’il faut retenir sur ce « monument » de l’histoire de Douala :
1. Un Intellectuel et Universitaire Né en décembre 1938 à Douala, Valère Epée a suivi un parcours académique brillant notamment aux Etats-Unis.
2. Le Gardien du « Maso Ma Ndala » Il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes de la culture Duala. Son œuvre majeure, Maso Ma Ndala (souvent qualifiée de « Bible orale des Sawa »), est une recherche approfondie sur les fondements spirituels, historiques et culturels des peuples côtiers. Il s’efforce de documenter ce qu’il appelle « l’autopsie d’une culture assassinée » pour éviter que les traditions locales ne s’effacent face à la modernité.

3. Un Homme de Lettres et d’Art Valère Epée est un artiste polyvalent : Poète et Écrivain : Son recueil Transatlantic Blues est un classique de la poésie dramatique évoquant l’esclavage. Historien : Il est une source de référence pour l’histoire coloniale du Cameroun, notamment sur la figure du résistant Rudolf Duala Manga Bell. Musicien : Il a également marqué le paysage culturel par ses compositions musicales et théâtrales.
4. Son Rôle de « Patriarche » Le titre de patriarche ne lui est pas seulement donné pour son âge, mais pour son rôle de médiateur et de sage au sein de la communauté Sawa et du Ngondo (l’assemblée traditionnelle des chefs Sawa). Il est souvent consulté pour sa connaissance pointue des rites et de la cosmogonie africaine. ^

Valère Epée est un intellectuel qui a su réconcilier la rigueur académique occidentale avec la profondeur des traditions ancestrales camerounaises, faisant de lui une boussole morale et culturelle pour la jeunesse et les chercheurs.

